mercredi 18 septembre 2013

point d'étape sur les instances de la future UPSay


Finalement la réunion du groupe "statuts" de fin aout a été annulée.  Sans surprise le calendrier se décale, et tant mieux (imposer les nouveaux statuts pendant les vacances ....). 

   Quelques propositions ont été émises du coté du sénat académique. 

  Je fais donc un petit résumé de quelques aspects:



L'intention  et la vision  du coté de la direction du sénat académique est bien que le futur  conseil académique de l'UPSay soit comme l'actuel  sénat académique de la FCS.   Pour cela
- éviter d'étendre les attributions de l'UPSay, notamment:   ne pas recruter au niveau UPSay, ne pas y  gérer des formations ou y  inscrire des étudiants.
- 60% des élus doivent être des enseignants chercheurs, chercheurs (et  peut etre  assimilés), mais cela peut etre 100%, comme dans le sénat actuel   [-> ni étudiants, ni ITA, mais  ce n'est pas à mon avis  l'esprit de la loi ... ]
- le collège des directeurs de laboratoires pourrait être fait dans les 30% non élus  qui comportent des représentants des directions d'établissements (qui ont déjà un conseil spécifique, et une forte représentation au CA).
- élections par collèges thématiques
- cooptation des personnalités extérieures

Par contre, comme la loi l'impose, les élections seront sous forme de liste  (à la différence du sénat actuel).
la date des élections envisagées est  l'automne 2014

De façon plus générale le plan au niveau FCS IDEX  est aussi d'avoir  des statuts les plus minces possibles (c'est ce que verront les conseils et CT des établissements, et qui sera officialisé par un décret)  et que tout soit défini dans le règlement intérieur, seulement   voté par un conseil d'administration UPSay sans élus (pendant un an, comme pour la FCS),  mais sanctifié par le bureau de l'idex et du sénat académique.
 
Pour éviter de continuer  ce fonctionnement confiné en petit comité de direction idex paris saclayqui a même autrefois été dénoncé par la ministre, il faudrait que dans les établissements, les instances exigent des statuts détaillés, concernant les garanties de démocratie et de représentation. 

A noter que en principe (c'est à préciser par le conseil d'administration UPSay)  la loi prévoit  un CT (comité technique, constitué de  représentants élus d'organisations représentatives)  dans l'UPSay.

Le conseil d'administration devrait quand à lui comprendre 10 représentants d'établissements (actuellement 8 dans le CA FCS) ,  9 (actuellement 2 dans le CA FCS) élus des personnels et étudiants (5 C+EC+E,  2 autres personnels , 2 étudiants), et 6 ou 7 personnalités qualifiées, collectivités territoriales,  EPPS,   entreprises,  associations.   Le nombre d'élus est réduit à cause du nombre d'établissements  (mais par contre les listes sont supposées comporter 75% au moins des établissements ...  avec une vingtaine d'établissements et des listes de 2 ?).

La question de la  présence d'élus dans les conseils de départements ou d'éscoules (escholes ? scholes ?)  ne sera pas posée  si on laisse l'initiative de  cette question à la discrétion du bureau idex-sénat.
(tout ca est en cours de définition, tout comme le choix du futur président)

Globalement on voit que certains aspects pourraient  évoluer dans le bon sens  (collège des directeurs de laboratoires qui ne se soustrairait pas  aux élus, élections de listes,  fonction de représentation syndicale dans le CT,  un nombre d'élus plus conséquent (mais réduit)  dans le conseil d'administration )  mais que ceci vient plutôt de garanties fournies par le texte de loi que par le débat interne, confiné par  l'effet  bureau idex et considérant la situation FCS comme idéale. 

Il me semble qu'il pourrait être utile (et peut être même démocratique ?) de fabriquer un forum mail pour les personnes participant aux  différents niveaux d'instances (établissements, fcs, national, ....) ou  intéressées à  suivre ou intervenir sur ces questions  de représentation, de collégialité et en général de modalités favorisant l'information et le débat  démocratique plutot que les petits comités opaques.


En parlant de confinement, est ce que la remarque du comité idex (26 juin 2013, voir web,  FCS puis documents) sur les cumuls comité de pilotage sélection/portage de projet sélectionné est une nouvelle mesure d'une dimension du phénomène ? 

mardi 9 juillet 2013

seminaire FCS 10 juillet

8h00-8h30 Accueil
8h30-9 h15 Schéma organisationnel:
• structuration en départements et schools,
• missions et modes de pilotage des composantes, des projets, des mentions : vers une vision d'ensemble de la gouvernance.
9h15-10h 45 Débat sur le projet de schéma organisationnel pour l’Université Paris-Saclay
10h45-11h15 Pause
11h15-11h45 Processus d'évaluation des écoles doctorales Paris-Saclay par l'AERES
11h45-12h15 Offre de formation « Masters » UPSay :
• point d'avancement de la concertation,
• planning d'accréditation prévu par le MESR.
12h15-13h00 Débat sur l’offre de formation Masters
13h00-14h15 Déjeuner
14h15-14h30 Point d’information : rapports annuels et indicateurs IDEX
14h30- 15h00 Stratégie de e-learning: proposition du GT e-learning
15h00-15h20 Point sur la loi ESR et les statuts UPSay
15h20-15h40 Point SATT
15h40-16h00 International: actions 2013 et plan d'action pour 2014
16h00-16h30

dimanche 23 juin 2013

Propositions pour les instances représentatives dans la future structure inter établissements de recherche et d'enseignement supérieur




Voici  quelques considérations sur les principes et quelques propositions illustratives, destinées à participer d'une réflexion large sur ce sujet,  qui, comme cela avait initialement été demandé par la ministre, et est en phase avec l'esprit des lois des EPSCP, ne doit pas être confinée à une réflexion en petit comité mais doit faire en sorte que l'ensemble des personnels concernés puissent s'approprier le futur du projet.

  Dans cet esprit  il est essentiel de repartir de principes et d'objectifs et non pas de solutions toutes faites.  Dans une première phase il faudrait classer  ces objectifs et, une fois le contexte légal précisé, rechercher une solution optimisée en fonction de la situation locale, répartition démographique en particulier.

   
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Les instances FCS actuellement sont plutôt un habillage autour d'une petite équipe  de direction de l'idex, qui s'est donné la mission de définir la future université paris saclay. Ceci résulte d'une part du positionnement initial de ce système, et d'autre part du boycott concomitant par les organisations représentatives.  Il semble que ce confinement (défini dans une annexe de la convention etat-anr-fcs)  ne soit pas d'un tel niveau de fatalité, dans d'autres sites, notamment à travers les instances mises en place pour mener la réflexion.

Le fonctionnement actuel ne correspond pas idéalement à  l'esprit de la loi pour un EPSCP:
"Les établissements publics à caractère scientifique, culturel et professionnel sont des établissements nationaux d'enseignement supérieur et de recherche jouissant de la personnalité morale et de l'autonomie pédagogique et scientifique, administrative et financière. Ces établissements sont gérés de façon démocratique avec le concours de l'ensemble des personnels, des étudiants et de personnalités extérieures."

    Pour avoir une chance de soutenir la liberté académique et le sens du service public de développement de la connaissance, dans ce contexte de fin d'exception culturelle généralisé, il conviendrait de considérer plusieurs axes prioritaires:

1) une représentation large et démocratique, connectée  avec la base électorale, porteuse de liberté académique c'est a dire aussi d'une dose d'indépendance par rapport à l’exécutif.
2)  la prise en compte dans cette représentation des missions ESR et des statuts correspondants des personnels
3) le rôle représentatif des  organisations représentatives

A noter que les élus du CA de la FCS sont intervenus plusieurs fois pour insister sur la nécessité de réorienter la mise en place  des instances, dans le cadre de la nécessité de dépasser la situation actuelle de fonctionnement en petit comité (dénoncé même par la ministre),  de blocage et d'absence de discussion autour de cette construction,  en particulier le sénat académique dont la structure  a été imposée en 2011  et inchangée depuis.   L'objectif  suivi dans la définition de cette instance n'était d'ailleurs pas nettement exprimé, même si  le souci de l'excellence scientifique y était probablement l'idée principale. On verra  à l'usage le niveau d'instrumentalisation top down.

A terme, le statut d'EPSCP de la future communauté d'université UPSay  implique semble t il l'existence d'un CT (comité technique)  regroupant une représentation des syndicats représentatifs.  Donc dans le futur  cette dimension des organisations représentatives existerait, mais cependant pendant la  phase actuelle  de construction il y a un vide   (qui a parfois  donné lieu à des  errements sur les questions de représentation et élection), que le comité de vie de campus ne semble pas devoir combler.

Concernant les autres instances de la future  UPSay:   le conseil d'administration et le conseil académique:

  Pour le conseil d'administration il y aurait   5 enseignants chercheurs et assimilés,  2 ingénieurs et techniciens,  2 étudiants.   Les modalités de vote sont, dans le projet,  à préciser, notamment entre élection directe ou à travers les instances des établissements ou organismes.
De façon générale pourrait on mettre comme principe que des élections directes sont toujours préférables, notamment parce que les instances ne sont pas nécessairement directement représentatives des électeurs (mécanismes de renforcement des majorités, électorats croisés donc potentiellement dupliqués ou tronqués, dans des périmètres différents (nationaux),   nommés ou extérieurs, [cependant dans le projet, seuls les élus voteraient]....), et que de plus la réponse peut dépendre du niveau ou est posée la question.  


 
Si la condition de diversité thématique des listes CA université ne s'applique pas,  il faudrait prévoir peut être aussi une certaine répartition (par exemple extension sur au moins 20% de la population [avec des regroupements >10%] , avec au moins une université et une école  si liste de plus de 2  ?)


Le conseil académique est moins contraint par le projet de loi, et même manque (encore plus) de précisions, ce qui même pourrait mener à un certain arbitraire, en particulier dans le contexte de fonctionnement en  petit comité décrit au dessus  (de même d'ailleurs l'utilisation du réglement intérieur pour contourner l'obligation légale  de passer par un décret pour modifier les statuts, ce qui apporte pourtant  une dimension nationale justement nécessaire, en particulier sur les questions de représentation des personnels).

De toute manière, pour rester dans l'esprit d'idéal de gestion démocratique des  EPSCP il conviendrait de pratiquer :
- listes par collège,  sans panachage et avec possibilité de liste incomplète
- représentation proportionnelle au plus fort reste
- scrutin direct
 

Le projet de loi vise précisait l'objectif de   garantir une représentation équilibrée des "établissements et organismes membres".  



 Un avantage de considérer un scrutin direct pour ce conseil, est qu'alors  la notion de campus peut peut être  se substituer dans la pratique à celle d'établissement ou organisme (en particulier  le CNRS), pour les garanties d'équilibre de représentation ou d'élection, ce qui peut avoir de grands avantages pratiques  si on considère des secteurs électoraux par campus.

Considérons un  scrutin direct et de liste, et par collège.  Quelles sont donc  alors  les idées forces qui peuvent guider la construction ? Il s'agit avant tout de réaliser un  pavage le plus représentatif possible, sachant de plus que la sphère exécutive des établissements et organismes est déjà représentée spécifiquement dans le "conseil des membre".
1)  répartition équilibrée entre les  membres
2)  répartition disciplinaire
3)  collèges plus fins que les trois catégories 

la question des étudiants (utilisateurs) est peut être à traiter séparément, leur répartition n'étant pas liée directement à celle de la recherche, qui par contre est présente fortement sur l'ensemble des sites.  Une répartition du type de celle utilisée pour le comité de vie de campus (1 au moins par établissement d'enseignement, et plusieurs en fonction de la taille)  qui amène actuellement à une vingtaine,   peut elle être compatible ? une représentation spécifique des doctorants est peut être aussi à considérer [ils sont dans une situation intermédiaire ; dans le projet de loi, ils ont failli faire partie des jurys de recrutement des universités]. 



si on peut monter le nombre d'élus suffisamment (150 ?), on pourrait envisager deux dimensions
par regroupement de site,
par regroupement de disciplines

sinon il faudra privilégier le découpage par site


en 2012 j'avais proposé une solution suivant ces deux lignes,
 en reprenant  de plus un découpage en trois (et non deux)  catégories-collèges pour les personnels ESR
A: professeurs d'université et assimilés  (directeurs de recherche,...) 
B: MdC, chercheurs, enseignants
C: ingénieurs, techniciens, ...


Un  découpage de ce type existe dans les conseils d'administration d'université et au comité national de la recherche.
Notons que toute personne ayant une activité de recherche peut être électeur ou éligible au comité national en tant que A ou B, et    il y a des équivalences de grades (pour séparer A et B),   pour le CEA par exemple.

je redonne ce scenario, adapté,  à titre indicatif,   c'est un sketch à  optimiser en fonction  
- de la taille de liste recherchée
- et des solutions de regroupements de sites ou d'établissements,  et éventuellement disciplinaires


élection sur liste, avec des collèges de personnels   dans des rapports typiquement de :
- recherche ou enseignement :  3A 3B
- personnels de support rech/ens:  2C

 - utilisateurs:                                  2U
traiter les étudiants spécifiquement:   leur répartition n'est pas corrélée à celle des personnels de recherche, la durée de leurs mandats est différente, etc

-->  pour les personnels le plus petit regroupement correspondrait à des listes de 2 ou 3.  

au total
1)    ~100 élus sur base "locale" (  regroupement géographique, de campus  ou d'établissements) 

2)    ~70 élus sur base "disciplinaire" (4 à 8 regroupements de départements et ou collegium schools)

typiquement
1 ->   5 groupes de ~20,   (4 étudiants, à repréciser)     4 C   6B  6A  
sur liste
2->    4 groupes de ~18    ( 2 chercheurs-étudiants en these)   4 C   6B  6A   sur liste

et les élus désignent une trentaine de nommés en plus, pour l'équilibre éventuel.


En tout  200 membres c'est peut être beaucoup


 

mercredi 22 mai 2013

De la nécessité d’une dimension de paritarisme pour déconfiner la réflexion sur les intances représentatives du périmètre ESR Paris Saclay



22/05/2013   Intervention de  Denis Jouan (élu de la liste « résistance » au CA de la FCS) à l’assemblée generale de la fondation de coopération scientifique Paris Saclay

Depuis le début de son installation, le système FCS-IDEX  est perçu partiellement, et c'est à juste titre,  comme un cheval de Troie de la destruction du service public d'enseignement supérieur et de recherche, bien que par ailleurs et depuis longtemps il soit souhaité que une meilleure articulation entre établissements ESR soit recherchée, au niveau local, national, et  notamment dans une perspective internationale telle que l'espace européen de la recherche. 

   Cette situation vient à la fois d'un état de fait, boycott par les organisations représentatives des personnels d'un coté, démarche volontariste dans l'urgence coté ministériel, et du couplage avec une certaine dose d'idéologie néolibérale.   Que ce soit dans le cadre  d'un nouveau départ à partir de zéro, qui est en gros la demande de nombreuses organisations représentatives,  ou dans une réorientation qui était en principe prévue par le nouveau gouvernement mais qui reste difficile à percevoir,   on doit  se demander comment réorienter le projet dans une direction acceptable, ce qui revient à dire:  quels sont les dysfonctionnements ? 

  Un élément  de toxicité du projet tient dans les questions de gouvernance et de représentation des personnels.

Les questions de gouvernance ont avant tout été posées pour ce qui concerne les relations inter institutions, et, notamment à cause du contexte, mais aussi parce que c'est compliqué, les questions de représentation du personnel ont été ignorées.  Des le départ de la création de la fcs, des modalités ont été intégrées dans le règlement intérieur alors que les représentants du personnel statutaires n'étaient même pas désignés.

  Dans la loi pacte pour la recherche,  il n’a finalement pas été sans conséquence que l’on parle de représentants du personnel pour les FCS ou pour les EPCS, sans spécifier d'avantage.

   Ce flou était probablement pensé pour permette une large concertation, mais en fait la tendance a été vers le plus simple, et les représentants du personnel ont eu tendance à se transformer en représentants des institutions, des laboratoires,  nommés par les directions nationales ou locales.  Ce  qui est certainement un contresens, même dans la loi pacte.    Ce risque de  contresens  a d'ailleurs été souligné  aussi par la direction du CNRS à l'occasion du texte concernant le sénat académique.   On a d'ailleurs essayé d'aller plus loin concernant le représentant du personnel dans le comité de vie, pour le personnel CNRS, mais pour le moment la situation de boycott n'a pas permis d'aller au bout du processus.  Cependant au moins une discussion a eu lieu, dans un processus paritaire.
  Ces questions de définition, c'est à dire de risque d'arbitraire, sont aussi présents comme c'est prévisible dans les questions d'élection.   En considérant  que ces questions de représentation et de gestion de système de désignation sont des questions purement administrative ou  techniques, on  biaise la représentation vers une représentation institutionnelle.  On a pu le voir dans le cas des élections au sénat académique,  où les organisateurs ne comprenaient pas de parité représentative des personnels mais   pouvaient  aussi être des participants et donc pas neutres, ce qui  a  probablement  contribué  à l'épisode du rappel à l'ordre des non votants par la commission électorale, qui dans un contexte de boycott avait des allures de provocation et de partialité, et fera probablement l'objet d'un recours. 

  Lors de la visite de l'intersyndicale le président a rappelé que l'action de la fcs se plaçait dans le cadre d'une  loi préexistante.   Mais en d'autres occasions on peut aussi entendre que la loi se fait aussi en interne, et en particulier en ce qui concerne la gouvernance et les instances, et c'est pleinement le cas pour le règlement intérieur,  et on parle même maintenant du règlement intérieur de la future université paris saclay. Si cela peut sembler confortable  il y a aussi un fort risque de dérive.   S'il est bon d'être réactifs, en particulier en recherche,   le service public ne doit pas être le lieu de l'arbitraire, et c'est en particulier incompatible avec l'idée de  démocratie interne.

Depuis le début, la question du règlement intérieur est récurrente.    Il y a clairement un manque d'équilibre paritaire dans ces discussions, et pas de protection contre les dérives locales. 
Dans le texte cherchant à justifier les modalités de vote pour le sénat académique il est dit en substance "nous n'avons pas à respecter le code de la recherche et de l'enseignement supérieur",  ni le code du travail ....   certes l'expression a dépassé l'intention probablement, ce qui peut etre une illustration des dangers du principe de précaution.    Car en fait, alors qu'un ajout à la loi adnot dit



Article 6

L’article L. 344-11 du code de la recherche est ainsi rédigé :

« Art. L. 344-11. – Plusieurs établissements ou organismes publics ou privés, parmi lesquels au moins un établissement public de recherche ou d’enseignement supérieur, peuvent constituer une fondation de coopération scientifique dans l’objectif de conduire, selon leur composition, une ou des activités mentionnées aux articles L. 112-1 du présent code et L. 123-3 du code de l’éducation.

« Les fondations de coopération scientifique sont des personnes morales de droit privé à but non lucratif soumises aux règles relatives aux fondations reconnues d’utilité publique dans les conditions fixées notamment par la loi n° 87-571 du 23 juillet 1987 sur le développement du mécénat, sous réserve des dispositions de la présente section. »

Ce qui se réfère à :

code de la recherche article L112 -1

La recherche publique a pour objectifs :

a) Le développement et le progrès de la recherche dans tous les domaines de la connaissance ;

b) La valorisation des résultats de la recherche ;

c) Le partage et la diffusion des connaissances scientifiques ;

c bis) Le développement d'une capacité d'expertise ;

d) La formation à la recherche et par la recherche.

code de l'éducation article 123-3 

Les missions du service public de l'enseignement supérieur sont :

1° La formation initiale et continue ;

2° La recherche scientifique et technologique, la diffusion et la valorisation de ses résultats ;

3° L'orientation et l'insertion professionnelle ;

4° La diffusion de la culture et l'information scientifique et technique ;

5° La participation à la construction de l'Espace européen de l'enseignement supérieur et de la recherche ;

6° La coopération internationale.

donc en fait   par cet article, on donne à une structure privée potentiellement toutes les missions des établissements publics ESR .     Outre cette aberration de fond,  c'est un processus destructeur d'équilibre parce qu'il transfère les missions sans transférer  les autres spécificités.   Une de ces spécificités c'est d'ailleurs la démocratisation interne dans la fonction publique. 

Sur le fond, on voit bien qu'il est problématique de  dire "je peux exercer les missions de service public ESR, mais je n'ai pas a respecter les codes correspondants "   c'est forcément une analyse   trop courte !  effectivement une structure de fondation n'a jamais été prévue pour exercer ces missions des établissements publics ESR ,    la loi a visiblement été bricolée et bâclée dans précipitation. La question du fonctionnement inter établissement ESR au niveau local reste une question qu'il faut résoudre, elle reste pendante.  Et la réponse du type "le statut batard actuel de la loi nous permet de prendre toute décision arbitraire au niveau local" ne serait pas adaptée.  

Le fonctionnement actuel ne peut donc être considéré comme une solution satisfaisante par rapport au code de la recherche et de l'éducation.  En particulier concernant les aspects représentatifs.

Il est essentiel de trouver une réponse  concernant
  - le règlement intérieur, comme pour   les statuts qui  doivent faire l’objet d’un décret
  -  les précisions sur les mécanismes électoraux, toutes les questions de représentativité.
pour éviter les dérives du localisme et du confinement , ll faut trouver des mécanismes permettant
1)  d'avoir une réflexion paritaire sur les questions de représentativités
2)   des mécanismes de validation éventuelle par des instances représentatives nationales  ESR

  Il ne s'agit pas d'une question technique juridique ou administrative, mais plus d'une question de type comité technique paritaire ministériel ou CNESER, une question de dialogue social et de liberté académique.    C'est dans l'ignorance de cette dimension paritaire  que se situe un  déphasage qu'il faut  traiter.
    
A noter que dans le scenario actuel discrètement incrusté de façon sous jacente  dans l'accord de consortium,  on est au contraire dans la perpétuation du fonctionnement discrétionnaire et non paritaire.  En effet,  un petit paragraphe gouvernance de l'accord ne décrit d'ailleurs  pas vraiment  la gouvernance,  mais renvoie à un appendice de la convention, qui en fait lui même donne un rôle très central au bureau du comité idex, c'est à dire à la direction  idex au sein de la fondation.

Par petites touches, sous prétexte d'efficacité on transforme un fonctionnement de service public en un système plus opaque, confiné,  de type privé, moins compatible avec les libertés académiques.  C'est cela qu'il faudrait un jour commencer à corriger, et pour le moment aucun indice ne montre que le processus en cours commence à  intégrer cette nouvelle dimension, y compris ce qui se met en place pour préparer l'université Paris Saclay.